La Chanson du Mal-Aimé

Ecrite à la suite d’une déception amoureuse, « La Chanson du Mal-Aimé » trouvera sa forme définitive en 1913, au moment de la parution d’Alcools. Le poète parcourt un temple, déserté par les dieux mais peuplé d’images venues de tous les passés, en lesquelles son amour, « à la semblance d’un beau Phénix s’il meurt un soir Le matin voit sa renaissance ».

« Samedi soir, à Querbes, tandis que la tempête soufflait au dehors et que la pluie noyait le paysage, il faisait bon au coin du Cantou pour écouter un Franck Assémat inspiré nous livrer sa version de la célèbre «Chanson du mal-aimé». Plus qu’un rappel, ce fut une redécouverte pour le public fervent qui retrouvait avec bonheur l’ambiance toute particulière des veillées de Querbes. À toutes et tous, ce long poème, qui mêle les genres, passe du mélancolique au loufoque et crée une langue neuve, a paru étrangement court… Quelques secondes en suspens, le charme du texte et celui de la voix continuèrent d’agir.  » article de La Dépêche du Midi, 22/10/13

Happé par la langue d’Apollinaire, Franck Assémat réussit le pari d’une interprétation fidèle au texte et d’une grande qualité instrumentale. Une musique de bricoleur, un assemblage de nappes, de plaques, de « vagues de briques », de blocs dynamiques, porte le poème comme un savant tuilage de tableaux sonores.

La surprise, l’improvisation, et quelques « démons du hasard » trouvent leur place pour notre plus grand plaisir de retrouver, collectivement, la mémoire du poème et le rire des Cosaques Zaporogues. Une création 2012.

Le clip, réalisé par Alice Desplats : 

Se joue en formule restreinte (duo) ou élargie (sextet), en version acoustique ou électrique selon les contextes. Dossier de presse sur demande par formulaire de contact.

Concert au Théâtre du Soleil le 18 novembre 2012 en quartet :

 

 

Le trio initial : 

Karsten Hochapfel: violoncelle

Musicien précoce, il tourne pendant un an en Europe avec le groupe Embryo. Il étudie au Conservatoire de Munich la guitare (double formation jazz et classique) et le violoncelle. Une bourse à la Cité des Arts lui permet de venir habiter à Paris et d’étudier le violoncelle au CNSMDP. Actuellement, il joue, compose et arrange pour « Das Rote Gras », l’ensemble Trace du Géant, Djaïma, Michelangelo Pagnano, Franck Assémat, l’Orchestre Polyrythmo et, accompagne des spectacles de danse et de theatre (entre autre Carolyn Carlson, Alejandro Jodorowski, Theatre du Mantois).

Jonathan Robert: saxophone

Saxophoniste de formation classique, il pratique les musiques contemporaines et «actuelles», en se passionnant pour le lien entre les arts, texte et musique notamment. Etudiant au CNSMDP en improvisation générative et lauréat de nombreux prix (Royaume de la Musique de Radio France, de Lempdes, du Premio Rovere d’Oro), lauréat boursier de la Société Générale, il se présentera en juin 2011 au Prix d’Improvisation au CNSMDP. Il joue actuellement « Kantanou », dirgeant 12 musiciens autour du mythique « In C » de Terry Riley. Il est également professeur au Conservatoire d’Auxerre.

Franck Assémat: chant, guitare, composition

Franck Assémat est poly-instrumentiste (clarinette, saxophone et guitare), chanteur, auteur-compositeur et conducteur d’ensembles. Formé aux instruments à Bordeaux (CNR, CIAM) puis auprès de fortes personnalités musicales (dont Laurent Cugny, Michel Marre ou encore Dave Liebman), il a un parcours d’interprète et d’improvisateur dans le Sud-Ouest : formations jazz (avec Jean-Marc Padovani) ou qui croisent musiques traditionnelles et musiques actuelles (avec Alain Bruel, Jean-François Prigent, Xavier Vidal). Il vit à Paris depuis 2006 où il joue dans plusieurs formations professionnelles (musique contemporaine La Trace du Géant, trio classique de Maria Ciszewska) développe son travail de composition de musique instrumentale à partir de textes poétiques et de création d’un grand collectif de bal moderne.

 


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